Être un professeur qui écoute, qui accompagne, qui soigne … être Psychopédagogue

Interrogation personnelle sur mon parcours en tant qu’enseignante Depuis plusieurs semaines, je m’interroge sur mon parcours, sur ce que j’ai fait, sur la manière dont j’ai fait ou pas les choses, sur ma manière d’appréhender le métier dans sa globalité. Formation, enseignement, accompagnement, ingénierie pédagogique, prise de parole en public, empathie, transmission, compréhension, réflexion, proposition, réorientation, encadrement … . Je m’interroge car je finalise mon 7ème livre sur le sujet de l’enseignement. Un style de livre dans lequel je raconte mon parcours dans le domaine du professorat. Des anecdotes de classes, des confidences d’élèves à demi racontées, ma manière d’enseigner, mes méthodes, ce qui a fait que j’y suis arrivée et ce pour quoi j’y reste. Après toutes ces pensées réflexives, j’en arrive à me dire que je suis là pour soigner, pour aider, pour accompagner au changement, pour un mieux-être total. Etre un prof qui écoute, qui accompagne, qui aide, qui soigne … cela amène la réflexion. Cela pousse à en comprendre les raisons profondes. Pourquoi ce besoin de soigner, de panser des plaies ? Peut être car j’ai moi-même eu à me soigner suite à un parcours scolaire des plus déplaisant, compliqué, difficile. J’aime à dire, lorsque l’on me pose la question du choix de l’enseignement, que je suis devenue le professeur que j’aurai voulu avoir face à moi lorsque ça n’allait pas à l’école, lorsque je m’y sentais mal. J’aurai souhaité une écoute, un charisme professoral qui m’aurait guidé, que j’aurai pris pour exemple, qui m’aurait conseillé, avec bienveillance. J’aurai souhaité ceci, pour croire en moi et aller mieux. Pour avancer, pour prendre confiance. J’ai dû...

L’accompagnement des élèves DYS

Depuis que je me forme en Neurosciences et que je pousse ma réflexion et mon expertise pédagogique, je découvre des incohérences qui me laissent assez perplexe. En tant qu’enseignante et formatrice passionnée, je m’évertue à toujours adapter au mieux mes méthodes pédagogiques, j’essaye autant que faire se peut, de travailler en faisant de la pédagogie différenciée, en m’adaptant au plus près du fonctionnement d’apprentissage de chacun de mes étudiants, même si cela est parfois difficile. Questionnement Cependant, je me rends compte que je ne m’étais jamais posé une question, véritablement nécessaire lorsque l’on enseigne. Cette question est la suivante : « Ai-je des étudiants présentant des troubles de l’attention, tels que la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie (pour ne citer qu’eux) dans ma classe ? » La réponse à cette question, si elle est positive, va me permettre d’adapter encore mieux mon enseignement. Mais, si personne ne pose cette question, si le corps enseignant n’est même pas au courant que de tels troubles peuvent faire partie d’un individu présent dans le groupe classe, alors comment faire pour adapter l’apprentissage ? Comment faire pour donner la même chance à cet élève qu’aux autres ? Comment faire pour comprendre qu’une mauvaise orthographe par exemple n’est pas du fait d’un manquement au socle commun des connaissances, ni même à de la fainéantise, ou encore à un manque de concentration ou de volonté, mais que l’origine de ces erreurs se trouve être un trouble, une dysorthographie ? Exemple « copie de bac » J’ai vu, de mes propres yeux, une copie de baccalauréat, le candidat devait réaliser une dissertation. Ce candidat disposait d’un tiers temps comme cela est...