Comment assurer la continuité pédagogique ?

Depuis le lundi 16 mars 2020, l’État Français à demandé à chaque parent de participer à l’effort (de guerre ?) scolaire pour nos enfants. Le confinement démarre, et avec lui son lot de facteurs de stress. La continuité pédagogique que les enseignants doivent organiser et que les parents doivent assurer, laisse certains pantois et désabusés. Côté parents Comment réussir à faire aussi bien que l’enseignant de leur enfant ? La pression se fait sentir au fur et à mesure que les jours de confinement passent. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès. Comme le nomme un article du journal Le Monde du 24 mars 2020 « (…) attention à la tyrannie pédagogique ! ». Eh oui, nul besoin de faire souffrir votre enfant, et vous par la même occasion ! Adaptez-vous à votre enfant, tout peut être sujet à l’apprentissage en fonction de l’âge de votre petit / ado. Les ressources pédagogiques numériques Les ressources webs se sont assez bien organisées et diffusées, à l’image des liens suivants : Lumni : ressources pédagogiques sous forme de capsules vidéos de la maternelle au lycée LaClasse : ressources pédagogiques sous forme d’actualité et de liens Le Cned « ma classe à la maison » : classe virtuelle composée de vidéos explicatives et d’exercices ludiques et interactifs Les applications pédagogiques : vous les trouverez dans le Play store de votre smartphone. Pour les dictée en primaire, vous avez par exemple « Mes dictées CE1 à CM2 Lite », il y a également iTooch Français / Mathématiques (toutes classes de primaire), … il y a du choix, en plus c’est gratuit ! Vous pouvez coupler les ressources pédagogiques numériques à...

La stratégie des classes flexibles

Idriss Abrekane, Docteur en neurosciences, donnait comme exemple la comparaison entre des chaussures militaires il y a 100 ans et les chaussures militaires plus récentes. L’innovation portait sur le fait que les militaires disposaient d’une chaussure gauche et d’une droite. Ce qui était une révolution ! Pourtant si cohérente à l’heure où j’écris ces lignes ! Puis il a montré 2 photos. La première, représentant une classe du début du siècle, la seconde, représentant … une classe actuelle. Le constat est sans appel : aucune différence entre les 2 photos, ayant tout de même, une centaine d’année d’écart. Voila le constat, objectif et malheureux que l’on peut encore faire trop de fois dans nos écoles actuelles. Rien n’a changé, tout est pareil. Cependant, les élèves ont changés, les enfants ont évolués, les besoins, les attentes, les troubles d’apprentissage, l’éducation… bref, TOUT à changé, sauf l’environnement scolaire qui accueille pourtant les élèves français.   Alors, qu’est-ce qu’une classe dite « flexible » ? Il s’agit d’une classe proposant différents environnements de travail. Oublié les tables alignées devant le pupitre de l’enseignant. Bonjour aux espaces dédiés aux différentes formes de travail ! Qu’il s’agisse d’un travail de réflexion, de coopération, d’observation, ou encore de recherche, il est l’heure de travailler en mode « projet » avec ses classes et d’utiliser réellement la pédagogie différenciée : s’ils ne font pas tous la même chose en même temps, eh bien, rien n’est grave, c’est normal !!! Destressez-vous et acceptez de proposer un apprentissage « vivant », dynamique, pétillant, intéressant, passionnant ! Une classe flexible est une classe où l’on peut trouver des fauteuils, canapés, poufs, pour un espace plutôt...

L’Escape Game pédagogique

Qu’est ce que l’Escape Game pédagogique ? Il s’agit de l’adaptation de l’escape game classique avec objectif pédagogique afin de faire travailler les élèves différemment sur les connaissances et compétences à acquérir. Comment le mettre en place ? L’objectif d’un escape game est de réussir à sortir d’une pièce fermée en déjouant des énigmes en équipe et avec une durée limitée dans le temps. Il est donc nécessaire que l’établissement scolaire puisse utiliser une pièce dédiée, cela peut être une salle de classe ou bien un bureau administratif d’une vingtaine de mètres carrés. En amont, il faut réfléchir aux objectifs pédagogiques précis où l’on souhaite amener les élèves. Cela peut être des savoirs faire, des savoirs ou encore des savoirs être. Le fait que l’escape game nécessite un travail d’équipe permet de favoriser les interactions entre les apprenants, et donc de faire travailler les savoirs être. Une fois que les objectifs pédagogiques sont déterminés, il faut donc réfléchir à un scénario : votre scénario sera l’environnement matériel de votre pièce dédiée au jeu. Ce scénario est, en général, en lien avec l’objectif à atteindre, mais l’environnement peut tout à fait être autre chose afin de travailler sur l’aspect abstrait des connaissances et des compétences sur lesquelles l’on souhaite faire travailler les élèves. Un budget doit être déterminé concernant le matériel nécessaire pour l’environnement de l’Escape Game. Une fois le matériel en votre possession, il va falloir créer l’environnement de jeu dans la pièce fermée. Une feuille de route sera nécessaire afin de bien baliser le déroulé du jeu. Les énigmes doivent être adaptées au niveau et à l’âge des apprenants....

La Théorie des Intelligences Multiples en classe par Howard Gardner

Etes vous matheux ? Si oui => vous seriez intelligent Si non => vous ne seriez pas intelligent C’est très réducteur n’est-ce pas ? Eh bien c’est exactement la même pensée qu’a eu Howard Gardner lorsqu’il a commencé à travailler et à réfléchir à sa Théorie des Intelligences Multiples. En partant du principe que nul n’est bête, Howard Gardner a réussi à prouver grâce à l’observation qu’il existerait plusieurs types d’intelligences. Je vous propose de visionner la vidéo ci-après traitant du sujet et à destination des enseignants et formateurs...

Repenser le système d’évaluation des élèves

La pédagogie française a son système d’évaluation diagnostique, formative et sommative, et la note ne déroge pas à la règle… malheureusement. En effet, la note engendre une compétition entre enfant, une concurrence dès le plus jeune âge, et je trouve que celle-ci n’est pas du tout pédagogique. Car une fois que la note a été distribué, que se passe t-il ? Mis à part une stigmatisation de l’élève par son professeur mais aussi par ses camarades ? Ou en tire t-il un bénéfice quelconque ? A quel moment améliore t-il ses connaissances ? Le problème avec la note et l’évaluation ponctuelle sont quelles figent à un moment M des connaissances soit disant acquises. Cependant, on l’a vu, les émotions jouent un rôle primordiale dans les apprentissages, et si lors de l’épreuve ponctuelle, l’élève stress beaucoup, son cerveau reptilien peut bloquer le raisonnement du néo-cortex, dans ce cas le « bug » est assuré et la mauvaise note sera malheureusement attribuée. Le plus intéressant est, je le pense, l’évaluation des connaissances ou des compétences acquises SANS la note. Mais en se posant à côté de son élève et en lui expliquant ce qu’il n’a pas très bien fait, mais aussi en soulignant ce qu’il a trés bien fait. C’est important d’être juste et de dédramatiser ce qui n’a pas été acquis car l’élève comprendra mieux que, par la suite, vous lui proposiez des exercices personnalisés supplémentaires pour qu’il puisse travailler la connaissance ou la compétence non acquise ou partiellement acquise. Ainsi, nous sommes véritablement dans notre rôle d’enseignant contrôlant l’avancée de nos élèves dans les savoirs. Personne n’est stigmatisé mais tout le monde est...