Manager sa classe comme on manage son équipe en entreprise !

Une de mes méthodes pédagogiques, que j’utilise avec chacune de mes classes, est le management. En parallèle de mes fonctions d’enseignante et de formatrice, je suis créatrice et dirigeante d’une société. Avant d’enseigner, j’étais moi-même salariée d’entreprise. Autant dire que je viens de l’entreprise, et que lorsque je forme mes étudiants à un métier, j’utilise les méthodes de management pour les motiver, les booster, et les amener là où je souhaite les amener. Dans un autre article, j’avançais que le souci dans notre système d’enseignement, est que le professeur sait et que les élèves ne sachant pas doivent écouter, se taire, et accepter de faire. Mon Dieu … on ne ferait pas mieux pour faire détester quelque chose à un individu !!! La solution est qu’il faut manager !!! On ne nait pas manager, certes, mais on ne nait pas non plus pédagogue ! Cela s’apprend ! Vous pouvez exceller dans votre domaine d’intervention, dans votre discipline, mais être un piètre pédagogue, un mauvais formateur, un looser de l’enseignement ! Il faut donc penser votre classe comme une équipe que vous devez faire travailler. Pour les rendre autant impliqués que  vous, il est nécessaire qu’ils adhèrent complètement à votre dynamique, à votre projet. Pour cela, il vous faut « vendre » votre produit, il faut qu’ils aiment ce dont vous parler. Comment faire ? Concrètement : mettez de la vie et du dynamisme à votre enseignement. Soyez remonté(e) à bloc lorsque vous passez la porte de votre salle de cours, soyez enjoué(e), content(e) d’être ici avec eux, et surtout DITES-LEUR !!! Annoncez leur la couleur de la séance qu’ils vont suivre...

Ma méthode d’enseignement et d’accompagnement

Etat des lieux Depuis que j’enseigne, j’ai pu mettre en oeuvre des techniques et une méthode particulière, qui, je le sais, sort du « cadre » établit de l’enseignement tel que nous pouvons le connaitre et tel que nous nous l’imaginons : froid, rigide, ennuyant, stigmatisant, obligatoire. Comme je l’ai indiqué dans ma présentation personnelle, j’ai été mauvaise élève, qui n’aimait pas l’école et qui n’était pas appréciée par ses enseignants. J’étais de ces élèves qui n’ont aucune attention, qui ne s’intéresse pas, qui regarde dehors, qui bavarde, qui dessine en cours de mathématique et de physique, et qui s’en-tête à ne pas vouloir comprendre ni écouter. Je ne comprenais pas pourquoi cet apprentissage devait forcément passer par de la violence, de l’agressivité, un caractère obligatoire qui devenait une souffrance quotidienne. J’ai détesté l’école pendant longtemps, mais j’ai appris à l’aimer plus que tout le jour où j’ai eu en face de moi un enseignant qui m’a donné envie d’apprendre. Ce fameux « déclic » est arrivé à ce moment là, lorsque les chaînes de l’obligations scolaire se sont brisées et que j’ai pu décider par moi-même de ce que je voulais apprendre. Lorsque je suis devenue enseignante à mon tour, statut qui était une grande victoire pour l’ancienne mauvaise élève que j’étais, je me sentie investie d’une mission à laquelle je croyais éperdument : celle de faire aimer l’école, en devenant l’enseignante que j’aurai voulu avoir face à moi à cette époque compliquée de ma jeunesse. J’ai remarqué que l’apprenant s’intéresse plus facilement à la discipline pour laquelle il doit travailler à partir du moment où l’enseignant s’intéresse à lui, sincèrement. A...